Technologies et pandémie: l’évolution au service des entreprises

Particulièrement en temps de crise, les technologies jouent un rôle crucial pour les entreprises en quête de croissance et de stabilité. En fait, chaque grand bouleversement est l’occasion de déployer un arsenal d’innovations destinées à bonifier l’expérience client.

De quelle manière la technologie, la transformation numérique et l’intelligence artificielle s’avèrent-elles de puissantes alliées en temps de crise? Voici un tour d’horizon de certaines avancées et de stratégies inspirantes.

Technologie et Covid-19 : une locomotive de prospérité?

Chose certaine, depuis le printemps 2020, partout dans le monde, y compris au Québec, des entreprises s’activent à mettre en œuvre des initiatives visant à réduire l’impact de la pandémie. Certaines entreprises se sont réinventées durant la crise allant jusqu’à transformer leur production pour fabriquer du matériel médical. Certes, le coronavirus a propulsé l’innovation et la réactivité à l’avant-scène. À l’heure actuelle, les entreprises sont plus proactives que jamais sachant que la pandémie est encore là pour durer. Les impacts sont mieux connus et il est permis d’anticiper la suite devant un second confinement annoncé.

En mars, un article du Forum économique mondial colligeait les grandes tendances destinées à atténuer le choc commercial de la COVID-19. Du nombre, l’achat en ligne, le paiement sans contact, la livraison par robots, le télétravail, les systèmes de gestion de la chaîne d’approvisionnement, le recours aux drones et les solutions technologiques visant à prévenir et réduire la propagation du virus.

Commerce électronique : des chiffres qui parlent

Dans plusieurs secteurs, le confinement a fait exploser l’achat en ligne. Si les géants mondiaux occupent beaucoup d’espace, plusieurs initiatives locales ont vu le jour : on pense d’emblée au Panier Bleu, vaste vitrine numérique destinée à promouvoir les commerces d’ici.

Une application comme celle de l'entreprise montréalaise Booxi facilite la prise de rendez-vous, de la réservation à la facturation, en passant par de pertinentes notifications, créant du même souffle la distanciation sociale demandée par les autorités sanitaires.

Intégrée à un terminal de point de vente comme celui de la première licorne québécoise, la société Lightspeed, l’appli de Booxi rayonne des deux côtés de l’Atlantique.

Fin juillet, Statistique Canada signalait d’ailleurs des hausses records dans le secteur du commerce électronique. Ses ventes au détail atteignaient alors un niveau sans précédent de 3,9 milliards de dollars en mai, une hausse de 2,3 % par rapport à avril et de 99,3 % par rapport à février!

Quant aux répercussions à long terme, les responsables de la recherche notaient : « Les petites entreprises se tournent de plus en plus vers les plateformes de commerce électronique et les utilisent de façons novatrices […] De toute évidence, le paysage du commerce de détail évoluera. »

Des robots à contribution pendant la pandémie

Rayon livraison, les robots s’invitent aussi dans nos maisons! Les robots-livreurs autonomes, comme ceux déployés par Amazon, FedEx ou Alibaba devraient circuler de plus en plus au cours des prochaines années.

Les consignes de distanciation physique amènent aussi plusieurs administrations publiques, secteurs et organisations à se doter de robots, parfait compagnon de l’automatisation de certaines tâches, mais également d’hygiène et de précision, notamment dans le secteur hospitalier. Dans quelques villes, des robots ont même circulé dans les rues pour faire respecter le confinement.

Dans le Quartier International de Montréal, l’Hôtel Monville fait partie de la nouvelle vague d’établissements connectés. Ouvert en 2018, l’établissement de 20 étages livre des commandes aux chambres en un temps record, grâce à un robot! Des bornes électroniques et un distributeur de clés s’ajoutent à cette expérience à la fois humaine et branchée. Demeuré ouvert durant la pandémie, le Monville a d’ailleurs converti certaines chambres en espaces de réunion et de bureau privatif.

Drone : une technologie qui prend son envol

En mars 2020, la journaliste Lisa Eadicicco du Business Insider rapportait l’histoire d’un homme, Vakis Demetriou, en confinement à Chypre en raison du coronavirus. Les idées résultant parfois d’une contrainte, il a utilisé un drone pour promener son chien. Devenue virale, la vidéo du Chypriote publiée sur Facebook démontre l’infini potentiel de ces appareils.

Que ce soit pour la livraison (Amazon y investit d’importantes sommes) ou même la surveillance, les drones n’ont pas fini de nous surprendre. Au Québec, certaines municipalités y recourent de plus en plus pour retrouver des personnes perdues ou prises dans l’incendie d’un immeuble.

Toujours dans nos contrées, l’Agence QMI rapportait l’an dernier que le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) menait des tests pour transporter du matériel médical, comme un défibrillateur ou des produits sanguins, à l’aide de drones. Une avenue qui devrait prendre son envol au cours des prochaines années.

Cours et formations à distance

Zoom, Meet, Teams, WebEx, Skype, Reacts, alouette : les solutions de visioconférences ont elles aussi enrichi notre vocabulaire en entrant dans nos vies comme un tsunami, se transformant en puissants leviers de communication, de socialisation et de cohésion professionnelle. En fait, la croissance phénoménale de leur utilisation pourrait carrément changer la manière d’aborder les ressources humaines.

Pour se simplifier la vie à la maison, de nouvelles solutions en nuage ont même fait leur apparition. Au lieu de faire l’achat de licences individuelles, certains forfaits avec des mensualités à payer réunissent maintenant sous un même toit un large éventail d’options de téléphonie avancées, outre la téléconférence et le clavardage. Vidéotron Affaires a d’ailleurs mis au point un forfait pour entreprises qui comprend des outils de collaboration s'ajoutant aux services de télécommunication traditionnels (téléphonie mobile, Internet). Il est possible de se réunir virtuellement avec 15 collègues de travail comme au bureau.

Les multiples solutions technologiques sont grandement utiles dans le milieu l’éducation, notamment en contexte de pandémie. Dans cette mouvance, les cours et les formations à distance ont changé une partie de la réalité des étudiants et des apprenants. Une fois les multiples interfaces de visioconférence apprivoisées, plusieurs y voient des avantages, notamment en matière de réduction du temps de transport, et ce, même si certaines balises sont toujours à mettre en place, entre autres pour faciliter les interactions étudiants-professeurs, la constance et le travail d’équipe.

Excellente nouvelle, malgré ces défis d’intégration et d’adaptation, les formations à distance permettent à plusieurs travailleuses et travailleurs en périphérie des grands centres de profiter de cours, de webinaires et d’apprentissages autrefois quasi inaccessibles.

Santé du futur : télémédecine et intelligence artificielle

La science et la médecine sont indissociables de la prévention, des soins et de la guérison du coronavirus. Sur le continent africain, en Tunisie, un article de l’Agence France-Presse faisait état au printemps de l’utilisation de certaines technologies. On y parlait alors de « robot capable de trier les patients, d’analyse de radios par intelligence artificielle, de décodage du génome du virus et même, de recherches sur un vaccin. »

Dans d’autres pays, l’IA a favorisé l’anticipation et la compréhension de certains foyers d’éclosion et de propagation ou le diagnostic de certains patients potentiellement infectés. Dans cette foulée, Santé Canada lançait fin juillet l’application gratuite Alerte COVID, adoptée par plusieurs provinces, dont le Québec. L’appli peut notamment vous alerter si une personne côtoyée au cours des récentes semaines a subi un test positif au coronavirus.

L’apprentissage profond ou encore la modélisation mathématique et statistique peuvent se transformer en précieux alliés en matière de traçage numérique. Bien sûr, la confidentialité est un enjeu préoccupant. Qui mélange maladie et technologie doit donc inviter l’éthique à sa table.

À ce chapitre, le gouvernement du Québec propose des pistes d’observations et de réflexions, dans un article intitulé Pandémie de COVID-19 : les technologies à la rescousse?

Les objets connectés ont aussi la cote

Pensons aux thermomètres intelligents QuickCare et Smart Ear de Kinsa. Reliés à un réseau, ils peuvent alimenter un historique, proposer des conseils et même participer à la détection ou la communication d’informations en lien avec la COVID-19.

La télémédecine fait elle aussi des pas de géants, entre autres pour contrer les potentiels engorgements dans les milieux hospitaliers.

À bien des égards, son intégration exponentielle est très salutaire, en plus d’aider de manière significative des personnes vivant en région éloignée ou à mobilité réduite. Des sites comme Rendez-vous santé Québec et Bonjour-Santé sont à consulter, tandis que les professionnels du réseau québécois de la santé sont invités à recourir au site telesante.quebec.

En plus de faciliter, pour certaines occasions, la relation médecin-patient, l’application de la télésanté est aussi bénéfique dans les communications entre professionnels, pour pratiquer ou guider un acte à distance, assister un usager, exercer un suivi à domicile et faciliter la circulation de certaines informations cliniques dans le réseau.

Bracelets intelligents en réponse à la crise

Simples, robustes et performants, les bracelets intelligents ont la cote. Dans plusieurs villes et pays, ils sont utilisés pour atténuer les risques de propagation du virus. Au Québec, le bracelet Radius propose une astucieuse solution aux entreprises pour encourager la distanciation physique, de manière efficace et conviviale. Si l’application Alerte COVID mise au point par Santé Canada vous alerte en cas de contact avec une personne infectée, le bracelet Radius, pour sa part, agit comme solution préventive et complémentaire à celle du gouvernement. En effet, la nouvelle solution du bracelet Radius de Vidéotron Affaires alerte les personnes si elles se trouvent à trop grande proximité l’une de l’autre.

Conçu et fabriqué au Québec, le bracelet Radius recourt à la technologie Bluetooth pour détecter et notifier, à l’aide de vibrations et de lumières, la trop grande proximité entre ses utilisateurs, en plus de générer des interactions avec des bornes disposées dans des espaces fréquentés par le personnel.

En cas d’infection, une personne responsable pourra visualiser l’historique des interactions détectées et utiliser les données anonymes du portail de gestion pour définir un plan d’action interne. Le mot anonyme est d’ailleurs important.

En effet, la technologie du Radius cible avant tout des comportements. Chaque bracelet abrite un identifiant unique à l’entreprise, qui sera toujours la seule à connaître l’identité d’un porteur du bracelet qui aurait été infecté par la COVID-19.

Il s’agit donc d’une solution simple, éthique et sans recours à la géolocalisation, qui encourage à la fois le respect des consignes, la réduction des risques de transmission du coronavirus et la vie privée des personnes et des organisations. En cas d’éclosion, le bracelet Radius permet aux dirigeants d’entreprises d’agir rapidement en protégeant le personnel, tout en évitant une fermeture des bureaux et en limitant les trop grands impacts sur la productivité.

Si la pandémie sera un jour enrayée, la technologie de son côté, continuera d’avancer et de se propager. Mais dans ce cas-ci, au profit de l’humanité.

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Consultez notre page pour en connaître davantage sur le bracelet Radius.

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